L’anodin amoureux

Anodin amoureux,
Bégaie ton béguin,
Crie pour ton cœur,
Défait tes liens.

Éloigne l’effluve ennemie, enfin fuis,
Fou furieux, fiche ta flèche et fais
Germer le germe de joie du joyau (végétal) que tu tiens dans tes doigts.

Hurle : « Hasard impétueux qui nous dicte nos choix !
Irascible instinct qui infirme l’instant ! »
Jubilation tardive d’un joug qui se desserre.

Kyrielle craquante, ascension de mots,
Lascif, l’assentiment luit comme un rayon de lune.
Maussades matins, émerveillements muets,
Nul ne nuit à nouveau, car l’harmonie se naît.

Onirique onction sans l’ombre d’une certitude
Pas plus que celle d’un doute, qui peine à revenir.

Quand la question se pose,
Répétée sans réponse,
Seul le plaisir d’attendre
Tient un cœur en cette pose.

Une fois humée la peau,
Vers le vent vient alors une volute de fumée.

Créature

Crois-tu, créature
Qu’il nous faille crier ?
Criais-tu, créature
Lorsqu’il s’est lancé ?

Sous un croissant de lune
Son cran s’est érodé,
Comme le ressac crée
La crique et l’amertume.


Crains-tu, créature
Que nos cris se répondent ?
Réponds-tu, créature
À l’orage qui gronde ?

Y crois-tu, créature ?

Me crois-tu ?

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑