Paraclausithyron

Et alors, il se leva.
Gésier cyclonique aux contours pluvieux
Les mains givrées, dans ses poches trouées
Continent cristallin et criard
C’était moi derrière la vitre
Trot très tardif, tiroir terré,
Les lueurs s’éteignirent,
Silence.

La fenêtre se brisa.
Saisons déchaînées en mélanges bleus
L’envers passa tout près de la réalité,
Et le choc des regards ne soutenait guère la vue.
Je courus jusqu’à demain,
Espérant y trouver
Ce que l’ange aspirait :
Musique.

L’adversaire

Des mensonges plein le cœur, le malheur au drapeau,

Le vide des mots et le gris de l’humeur.

Sur la grève, des souvenirs au goût de sel se bousculent

Dansent et basculent

Au gré du vent.

« Voleur de rêves !

Marchand d’îles

Désertes,

Ruineuses grèves !

Faiseur de vagues

Éphémères »



Mon pouls battant la pause

Je cherche

De quoi chanter.

Cycle

Harassé, terrassé,
Oubliant le secret
De ce qu’il se cachait,
Il cherche.

Enhardi par l’ennui,
Volant de par la nuit
Les mots d’un autre « lui »,
Soupire.

Quand l’aube se couche
Sur le ciel déjà noir,
Qu’un air presque manouche
Lui donne un peu d’espoir,
Sourit.

Face au soleil levant,
Perdant en un instant
Un air grave de deux ans,
Il rit.

Au zénith de ses âges,
Découvrant le passage
Qui mène à ses lumières,
Il naît

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑