La fièvre

Le repos repu
(Ou l’était-il vraiment ?),
La rengaine du dos rond
(Le voulait-il seulement ?).
Il regarde l’ennui
Et lui dit tu.
L’ennui sacrifie
Ceux qui s’attachent à lui.
Ennemi inique des quiètes nuits,
Ses cheveux sont faits de gris.

L’horaire choisi
Et l’absence ravie,
Sans réserve.
La serpe siffle et ravit
Le songe.
Les yeux s’ouvrent et sourient.

Le sourire satisfait
Du farceur incertain
Du succès de ses sorts,
Ce spectacle-ci
Se passe de prix.

L’ascension sans scrupule
Du joueur qui jubile
Et tombe dans l’excès
Est une joie infantile.
Le regard caché d’une charmante chipie
Qui chipe sans choisir
La chaleur du silence,
Est une danse sur un si,
La folie floue de l’indécis.

La fièvre marron suit les égarements,
Se propage en l’étang.
Le cœur, lui, palpite
À pleine allure.
Se délure.

Point, à l’orée du versant,
Un rayon, lumineux filament.
Ravage l’absent.
Boucle. Capharnaüm.
Les lames, hélas,
Font saigner l’âme lasse
Et la fièvre marron  l’homme.

L’heure erre,
Leurre la lie
Et languit
Le long du canal.

Banalité Pâtissière

J’ai toujours eu d’immenses difficultés à me faire comprendre du reste de l’humanité, et il me faut admettre que c’est là une de mes plus grandes frustrations. Pour chaque phrase que je prononce, la réaction de l’être humain avec lequel je tente d’établir une communication constructive n’est que très rarement celle que j’attends.

Tout petit, déjà, lorsque je traversais la rue qui séparait la maison de mes parents et cette boulangerie dont le nom m’échappe à présent, j’essayais de me conformer à la norme sociale, et demandais, avec la politesse la plus exagérée, une viennoiserie quelconque. Et à ma grande surprise, la tenancière de cet établissement, tout aussi avenante fut-elle, me pressait, à chaque fois, de préciser à quelle pâtisserie je faisais allusion, ne comprenant pas que si je demandais une viennoiserie, il était plus qu’évident que je ne savais pas laquelle prendre, et que je me fiais à son jugement, sans doute plus aiguisé Lire la suite « Banalité Pâtissière »

Farce

Le sourire satisfait
Du farceur incertain
Se passe de prix.

L’ascencion sans scrupule
Du joueur qui jubile
Et tombe dans l’excès
Est une joie infantile.

Le regard caché d’une charmante chipie
Qui chipe sans choisir
La chaleur du silence,

Est une danse sur un si,
La folie floue de l’indécis.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑