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Horizons et pierres précieuses
Emplis de promesses creuses
Ignorance lésée, blasée, laissée pour morte
Enlacée, drainée, porte jusqu’aux paroles
Tremblements stridents, épaules qui frissonnent
Pour plaire au papier, on parfait l’encrier

Insultes

Elle s’élança hors de lui.
Créature immonde d’intolérances,
Flot assidu, vociférant sous ses pieds,
Fleuve furieux la poussant à fuir,
Avide de puissance.


Le silence fut sa seule parole,
Tant elle prenait de place.
Liant ses mots à l’odeur rance,
Des absurdités répétées.

Elle s’élance, sa horde luit
Sombre engeance
Dans la nuit

Rubis

Qu’y avait-il d’autre à faire
Justement, que d’attendre
Plutôt que se morfondre,
Impuissants et exsangues

Le temps va à son rythme
Mais son œuvre éternelle
Guérit les plaies risibles
Dont nous aimons souffrir

Le temps, tissant sa toile
Éphémère s’il en est
N’est craint que de celui
Qui rumine ses regrets

Tempérance

Silence. Cadence.
Son souffle s’accélère, tempère la tempête.

Tantôt trouver tantôt tâter,
Siffler des scènes
Courues d’avances.

Scène obscène,
Scène de danse.

Lucide

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Le lit des nuages,
Le coton aussi
Les montagnes, le froid,
Glaçons sur les lèvres

Le pull qui démange
Les paupières alourdies
Nos pas qui s’enfoncent,
Le reste qui s’enfuit
On marche

Les oranges sans pépins,
La pluie sur les joues
Le feu, la liqueur
Réchauffent le cœur

Les notes résonnent
Au bruit de nos pas

Défait(e)

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Reste d’amertume sur le bitume du souvenir,
Silhouette sombre qui sombre dans un noir illusoire
Je suis hier, lit de l’avenir violé sans violence,
Sur la route du temps au pas de l’impatience
Je suis hier, balbutiement hautain de déluge en déboire.

Je suis hier, aversion pour l’averse et versatile verset.
De nuit, vision vide d’une valse trop vite avortée.
Rengaine des rondeurs, peur panique de tomber,
Je suis hier, les pieds libres dans la boue,
Et seule ma morne morgue me nourrit de dégoût.

Je suis hier,
Chaleur chancelante, chère à mon cœur,
Criant de la geôle qui cèle les erreurs,
Je suis seul, les yeux ivres, au vent
Debout sur le rythme des souvenirs.

Je suis le rouge de mon canapé
Et le frisson blanc de l’hiver.
Certitude contredite, happé
Par l’ennui, qui mord et qui perd.

Je suis demain, dément,
Crépitant comme le feu sur un bois encore vert
Je suis espoir et peur, éperdu et solaire,
Je suis demain, reflet fier d’un visage, non du mien

Et demain, je naîtrai.

 

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